actu artistiques, voyages en arts

De belles expositions en cours ou à venir … en ce moment ….

Je viens de récupérer mes pièces de la ligne des Variations Golberg, qui étaient en vente dans la boutique de la Fondation Wurth, à Erstein. Il s’y prépare une belle exposition, pour fêter des 10 ans de la Fondation, et il me tarde d’aller voir cela. C’est Hélène de Beauvoir qui a été choisie.

Ce sera une rétrospective, l’artiste ayant vécu quelques dizaines d’années, juste à côté d’Erstein, à Goxwiller. Le choix de la présentation du travail de cette artiste est de mettre en miroir son travail et celui de sa sœur, en littérature, et de les situer dans le contexte politique de l’époque (féminisme).

Voici le lien, ici …

Il y a aussi une exposition à Colmar sur Joseph Beys, à l’espace Malraux … « Le murmure des ombres » … Déjà présenté il y a deux ans à la Galerie Jean-François Kayser, à Strasbourg, … Vous trouverez la page facebook de ce lieu d’exposition d’art contemporain, situé dans Colmar, en cliquant ici.  

Pour finir il me tarde de faire un petit tour à Strasbourg au 25, rue des Veaux, voir le travail de Jérôme Pergolesi, présenté à la Galerie la Pierre Large … De la photo, et plus … Prometteur …

 

 

 

 

actu artistiques, voyages en arts

A stunning place, not far away, worth going to … Un endroit ébouriffant, pas très loin !!!

De retour de Volklingen, en Saar, 2 h 30 de route au nord de Colmar… Où je suis allée voir une Biennale d’Art Urbain, au cœur d’un site industriel classé par l’UNESCO. Mes photos ne vous permettront peut -être pas de comprendre l’ampleur du site, son gigantisme. Je le pense exceptionnel et fascinant du point de vue de l’histoire de l’industrie, et de l’organisation du travail. L’impact de l’activité industrielle dans son environnement est également impressionnant, sidérant. Le fait d’héberger sur ce site une biennale d’art urbain, de friche, était un plus. Assez chahutant d’un point de vue artistique… Peut-être parce que nous y sommes moins habitués, ou du moins, moins habitués à cette forme d’art. Comme si, encore une fois, nous étions bien formatés. Bref, aller à Kassel, ou dans une fondation d’art, c’est assez confortable, facile. Aller à Volklingen vous questionne, sur vous même, sur les œuvres, leur contexte, la beauté, brute … Sur ce qu’est l’art, et vous aussi, au milieu de cela.
Pas mal … 


I’m just back from Völklingen, which is a 2 hour and a half drive north from Colmar. There was a event, on urban art, in an industrial site from the XXth century, classified world heritage with UNESCO. My pictures might not allow you to understand the size of this site, huge. I think it is the first one of this size that I can visit from the inside ; it is fascinating for history of industry, history of techniques (king size ones, not the ones you see on today’s industrial sites), and on work organisation (and you can imagine the social one, behind …In this industry, they have organised an urban art event, which was very interesting. Strange, for those who are used to see art in places such as art fondations, or museums, galeries… Because neither are you used to this type of place, and nore to considering these works as pieces of art… But still… They are… Many questions arise, facing this : your own reactions, at least mine, the way you’re influenced by a context, beauty, art, and you, in the middle of this … Not bad ! 😊

actu artistiques, découvertes d'artiste, processus créatifs, voyages en arts

Baba de voyages en art …. la vie en dehors de ma chambre d’hôte

Derniers jours à la Documenta 14, sur son site de Kassel : cette semaine j’ai mis les bouts … ma chambre d’hôte est un peu prenante, et un peu de voyage en art, hors Colmar, devenait urgent.

Je le confesse, je suis un ours. Je n’aime pas la dispersion,  quant aux écrans : encore moins. Mais j’ai la chance de faire de nombreuses rencontres, avec des gens qui ont des centres d’intérêt connexes aux miens. L’une de ces personnes, venue à la maison pour le festival de musique classique de juillet continuait son voyage à Kassel, pour la Documenta. Dont je n’avais jamais entendu parler.

Un petit peu loin de Colmar, mais faisable… un besoin d’aérer mes méninges… De faire un « voyage en arts« , un de plus … Une amie, toujours partante… Et tant de reportages sur tous les blogs branchés art et culture, sur Arte, aussi.

Cette manifestation a lieu tous les 5 ans, depuis la deuxième guerre mondiale. Cette année, sa taille était particulièrement importante (160 artistes !), puisqu’elle se déploie dans deux villes européennes : Kassel, en Allemagne, et Athènes. J’aurai beaucoup aimé faire les deux, et pouvoir comparer les regards ; c’est toutefois dense, très dense, en émotions, en langages, en messages … J’avais pourtant visé la fin de cette édition, et laissé défiler le monde durant l’été, avant de venir y glisser mon nez.

La ville est gorgée d’art, quel que soit l’endroit où vous laissez vos yeux se poser : le clocher d’une église, les hauts des bâtiments, les vitrines, les rues, les places bien sur, les jardins, la gare, des entrepôts, les musées et lieux d’expositions, plus attendus, …

Je ne sais pas faire du discours, sur l’art. Et ça ne m’intéresse que très peu, ça tombe bien.

Je crois que j’y ai aimé les gens qui regardent, puis se regardent et se voient, comme si tout à coup ceux qui y étaient, étaient de ceux qui ont des yeux. Dans une société de relations virtuelles, de distance, de ruptures, créer cette capacité au regard, à la reconnaissance de l’altérité et éventuellement à son acceptation, voire pourquoi pas à du plaisir dans le constat de cette altérité est pour moi, éternelle petite souris, le fait marquant mon expérience de la documenta.

J’y ai aimé aussi la connexion à des pratiques primitives, les références aux peuples anciens. Leur sophistication, les thèmes et leur universalité. Leur intemporalité, notamment sur la question de l’exode, et celle de l’invasion. J’ai aimé voir les artistes poursuivre des travaux commencés de longue date, et faire avancer nos regards, les adapter à aujourd’hui. Porter des messages de temps, de patience. De récurrence. De connexion à une dimension spirituelle, quelle qu’elle soit, au-delà des jeux politiques et des questions de pouvoir. De transmission.

J’y ai aimé enfin tous les espaces d’expression se nourrissant de plusieurs disciplines. Cette installation de coques de bateaux, usées, transformées en immenses instruments de musique, forcément . Avec des cordes de piano, en plus ; (et que j’ai haï l’interdiction de jouer, si dissonante par rapport à l’intention initiale…) Une autre, parlant aussi à la part de moi qui s’intéressa aux filières de production de biens sophistiqués, et à celle qui aime la mer et ses bateaux, tant et tant. J’aurai bien volé un lingot de fonte, rouillé, pour continuer le travail à partir de leur forme … de leur texture… de leur couleur.

J’ai aimé ces partitions déclinées, tous azimuts, et leurs graphismes parfaits presque devenus alphabets …

Puis je suis partie retrouver le calme de Colmar, et ceux que j’aime, comme on peut, comme on veut, riche, plus riche encore, de tout cela …

Vive les teutons. les grecs. Et les autres.  🙂 Allez y. C’est jusqu’au 17 et cela justifie de sécher le boulot, les cours, et tout le reste …

 

 

actu artistiques, découvertes d'artiste

Pour les jours gris et même ceux qui ne le sont pas, de l’art ….

J’avais envie depuis longtemps de retourner à Bâle, et dans cette région située à une petite heure de route de chez moi. Je suis toujours agréablement surprise par le dynamisme artistique et les propositions qui y sont faites.

J’avais envie de montrer le Schaulager à un copain qui s’intéresse à l’architecture et avec lequel j’ai la chance de partager des discussions intéressantes sur ce point. Il ne connaissait pas non plus Fernet Bianca, ni la fondation Schneider. Une belle journée d’été gris a constitué une formidable occasion de découvrir les œuvres du moment.

Une oeuvre de David Claerbout est visible actuellement au Schaulager. Je trouve que le fait que ce soit une des seules œuvres présentées (mis à part deux installations du niveau inférieur, géniales, qui y sont toujours) est particulièrement cohérent. Je trouve ce bâtiment à la fois sobre et plein de références, tant dans ses couleurs que dans les matériaux qui sont employés. C’est une oeuvre, en soi. L’oeuvre de Claerbout y est projetée en extérieur sur la façade (et elle s’inscrit dans son environnement de manière cohérente, apportant vraiment un nouvel élément de langage, … ). Elle est ensuite projetée sur un écran immense, dans un espace dénudé, sombre. Et sur un plus petit écran. Quant à son contenu, je vous laisse le découvrir. Superbe.

La dernière fois que j’étais allée dans ce lieu il y avait des propositions artistiques très engagées, plurielles. Je n’avais pas pu me concentrer autant sur le lieu. C’était, en tous cas, dans les deux scénarios (« plein comme un oeuf », ou vide comme ??), une expérience enrichissante.

Nous avons poursuivi avec l’espace Fernet Bianca. J’avais très envie de voir les œuvres des artistes du prix Marcel Duchamp (« la terre la plus contraire »), et le travail de Manish Nai. J’ai apprécié le fait que les œuvres soient présentées de manière à me faire revenir sur mes pas, un petit peu comme des indices. Très belles photos de terres, installation d’un rouleau de 30 ans de peinture (touchant et beau), puis…. Manish Nai. Le textile est une matière que je mets en lien directement avec ma peau, et je trouve que les œuvres qui emploient ce matériau ont une résonance particulière. Les œuvres en métal, comme les photographies sont aussi de belles occasions de porter sur le monde un regard nouveau, plein de beauté. Dans ce lieu, avec ces parquets noirs et ces murs blancs … C’est un beau voyage, …

Nous avons « fini » avec la fondation François Schneider. J’adore passer de la ville et sa zone industrielle, à une vieille usine, à une maison de maître en lisière de forêt. Des odeurs, des lumières, des sons différents. Bonheur, juste cela.

Et puis cette sélection.

J’avais déjà beaucoup aimé les précédentes éditions. Ils ont réussi à créer des ambiances totalement différentes selon les lieux, mais suffisamment sécurisantes qu’on puisse se laisser emmener dans des émotions de toutes origines. Une grande quiétude émane de l’ensemble, même si les sujets abordés sont profonds, et tristes, ou angoissants, parfois. J’ai trouvé les œuvres très personnelles, et ai été submergée par la beauté de certaines, même dans le mouvement, surtout dans le mouvement, à chaque instant où mon œil se posait…

Tout cela pour dire que ces jours de triste temps sont parfaits pour une promenade en art, au sud de Colmar par exemple. Je crois que cela m’a coûté 11 euros. Et je me demande si c’est moins cher que la montagne des singes … ou une entrée à foire aux vins.

Très chouette aussi 😉

 

 

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Rodtchenko au musée Unterlinden … mmmm, moui … mais, et le mouvement ?

Samedi 8 juillet s’est ouverte la dernière exposition temporaire du musée Unterlinden, que j’attendais avec impatience.

Je me réjouissais dans mon petit coin, de ces caisses venues de loin (collection Musée Pouchkine), arrivées au bout de ma rue… De cet univers proche du mien, aussi : un artiste, qui passe de la peinture aux objets fonctionnels au service de la société, ça me faisait penser à mon travail avec la vaisselle, et à ma méthode.

Je m’attendais donc à des objets fonctionnels, à du travail en volume … par erreur, certainement. Et puis, la relation à son environnement varie certainement d’un être à un autre, et au fil du temps.

Il y a bien cette alcôve (dont la couleur est une fois de plus surprenante, mais juste : j’adore) avec des peintures et quelques pièces en porcelaine dont les décors et la forme déclinent les peintures. Les formes sont classiques, très classiques, voire bourgeoises, surprenant pour l’époque et l’endroit. Elles ne permettent pas, du moins pas pour moi, de changer d’angle et de découvrir tout à coup une autre histoire : pour moi l’intérêt du volume est l’ouverture vers de nouvelles perspectives, de nouveaux angles de vue. Le mouvement, pourtant, pour un objet fonctionnel,  me semble la dimension la plus intéressante à explorer …

J’ai donc poursuivi ma visite avec les sculptures de l’entrée, et les suspensions, espérant des jeux d’ombres et de lumière, … j’attends, peut-être, parfois, des choses décalées. Les vides, les pleins, j’adore, en fait … les ombres portées et leur mouvement, aussi … là elles sont toutes coincées, dans une boite …

Les photographies sont superbes, et certains collages, aussi.Quant aux costumes de théâtre … Ils sont dessinés … c’est un bon début …

Le fait d’avoir voulu exposer des pièces présentant la totalité du travail permet aussi vraiment de voir se détacher des formes qui sont communes à cet artiste quels que soient ses projets, et quels qu’en soient les usages. C’est certainement le point le plus intéressant de l’exposition.

Bilan en demie teinte, donc…. Il me faut encore décanter, certainement.

Je croyais qu’une révolution amène un débat d’idées et nourrit les réflexions, notamment celles autour du quotidien et de l’art du quotidien.

 

 

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Fête de la musique à Colmar chez miss bABa : les arts, vrai projet politique plein d’espoir

Une nouvelle journée de canicule s’amorce, et j’avais envie de partager avec vous ma soirée d’hier, à Colmar …

Xin Kai est arrivé avant hier. Il vient pour la deuxième fois. Il est Chinois, d’une petite ville dans le sud, à 1700 mètres d’altitude. Il vient à Colmar parce que quand il était petit, le musée Unterlinden aurait envoyé des œuvres dans sa ville, ce qui a motivé le fait qu’il commence l’apprentissage du Français. Il fait aujourd’hui ses études à Lyon, où il entre en Master. Il adore aussi le Petit Prince, et est revenu pour pouvoir aller au Parc éponyme, ce qu’il n’avait pu faire la dernière fois. Il est arrivé avec de nouveaux morceaux de piano, d’un compositeur japonais. Je crois que ce jeune homme, c’est un peu … François Cheng, tout en délicatesse … Il me joue ses morceaux, et agrandit mon territoire des possibles … C’est beau, frais … vous entendrez cela sur mes prochaines vidéos !!

Après Xin Kai il y avait répétition de théâtre, à la CDE, pour un spectacle que nous présentons jeudi et vendredi. Les gens s’ouvrent, à ces moments là, et on découvre des pépites de tous âges. J’aime ensuite marcher dans la rue, chercher leurs regards comme j’apprends à le faire dans ce lieu, uniquement. J’apprends à aimer regarder comment un corps prend de l’énergie, et la transmet, ce que j’apprends, dans ce lieu uniquement. J’aime aussi écouter aux terrasses, dans la rue, la musique des mots, ce que j’apprends, dans ce lieu uniquement.

Puis c’était la fête de la musique, il était déjà tard. Le passage a été très rapide … C’était très bruyant, des hommes en arme, des plots, des voitures en travers des rues … Plutôt que Patrick Sébastien, j’ai pensé que Wagner aurait été plus adapté … Une bagarre dans la rue, des noms d’oiseaux en ute et ope m’ont réveillée dans la nuit. Appel de la police, violence … Calme. Je m’endors. Chaud, fenêtre ouverte …

Puis un violon. J’ouvre mes yeux, c’est encore la nuit. Nuit du solstice, c’est vrai !Fête de la musique !!! Trois notes, quelques coups d’archet, c’est un beau son, les notes sont sûres d’elles. Un concert, sous mes fenêtres ????!!!!! Je me lève, personne dans la rue. Trois personnes, dans l’obscurité. Un coude, qui sort parfois du parvis de l’église du XIV eme siècle, face à moi (celle des cigognes …)… Et voilà Bach, pendant plus d’un quart d’heure, beau, dans le silence de la nuit… Je regarde, savoure, à la fenêtre. Il va poursuivre, je descends.

Il est 4 heures, il parait. Chostakovitch est au programme. C’est Jean, qui joue, derrière le coude. Il joue ainsi depuis qu’il a 4 ans, sans jamais ranger son violon … L’air est doux, la musique, profonde, grave, triste, mélancolique … L’odeur des tilleuls nous entoure …

Et loin, loin de la barbarie, de la violence,

loin de la vulgarité et de la bêtise,

je me suis réveillée

le lendemain,

presque en paix avec les politiques publiques,

le niveau des débats et des analyses,

et avec la force de la conviction que nos meilleures armes sont les arts.

 

bijoux-ligne "petits mondes"

Passez dans mes »Petits mondes »- création d’une ligne de bijoux : mon deuxième projet artistique de 2017

Je travaille depuis quelques temps sur la création d’une ligne de bijoux, suite à une demande. Je me suis saisie de cette occasion pour tenter de réaliser les bijoux que je ne trouve pas, et ceux que je voudrais…

Pour moi un bijou est un objet qui marque l’appartenance. L’appartenance à une famille, à un foyer, à un groupe social, à un groupe ethnique… J’ai tendance à penser que « ça sent le sapin », quand on m’offre un bijou, même utile (une montre).

C’est un objet d’apparat, et je ne pense pas que les corps soient magnifiés par les bijoux. Les corps sont beaux en soi, pour ce qu’ils expriment. Je crois qu’un bijou, comme le maquillage, pollue souvent ce que le corps exprime … en tous cas, c’est pour moi, porter un bijou c’est un peu ne pas se trouver assez belle…

C’est aussi du bazar dans mes tiroirs. De la colonisation dans mon espace intime. Pas très agréable.

Il y a cependant un aspect que j’adore. C’est la relation à l’intime. Au plaisir, contre sa peau. La dimension sensuelle…

L’autre aspect qui m’émeut est son côté secret. Ce petit écrin, et le velours, autour. Le tout petit paquet, et son nœud.

Et le petit monde, qu’une pierre, qu’une perle, vous livre.

J’ai donc commencé à travailler sur cela, et je crée en ce moment la ligne « petits mondes ». Je fais des mini œuvres d’art, qui seront présentées sur des petits supports, comme si elles étaient de grosses sculptures. Mes petits mondes sont maritimes, minéraux, humains, pulsionnels … ils prendront place sur la table de chevet, quand ils ne seront pas portés. Puis ils se glisseront dans une pochette, pour être promenés, et variés au gré des humeurs.

C’est un travail que j’adore. J’ai l’impression de faire entrer mon grand corps dans un trou de serrure, et d’arriver dans un nouveau pays. L’expérience physique, du passage du grand au tout petit est grisante, et m’habite, à chaque instant, en ce moment. J’ai l’impression d’être dans le livre de Murakami, 1Q84, et de passer dans l’autre monde … Vous voyez ??? Qu’en pensez vous ???

Je vais poster plus de photos sur facebook, au fil de mes mondes …

Je vais encore les cuire, deux fois, et faire un travail d’émaillage dessus, en mat, et en satiné …

La suite, donc, au prochain numéro … !!!!

bijoux-ligne "petits mondes"

projet artistique n°2/2017-ligne de bijoux « petits mondes »

Je travaille depuis quelques temps sur une ligne de bijoux.

C’est assez inconfortable, les bijoux, je n’aime pas vraiment. Ce sont des objets d’appartenance, à une famille, à un homme ? Bref. Pas des objets de liberté.

On m’en a demandé, et cette idée était difficile, pour moi. Je n’aime pas être transformée en sapin de Noël pour plaire.

Alors je suis partie de ce que j’aimerai que fut un bijou.

Je le veux affranchi, et surtout pas objet de séduction

Je le veux libre de varier, avec moi, mes émotions, mes humeurs, et non figé dans un ordre social qui m’ennuie

Je le veux intime, proche de ma peau, sensuel, lisse, rugueux, gourmand, évocateur …

Je le veux brillant, gai, sobre, élégant

J’en veux plein : un ??? C’est nul !!!!

Je veux pouvoir l’enlever et qu’il ait sa place

Je veux pouvoir le porter, et pouvoir ne pas le porter, et qu’il continue son existence….

J’en ai mis quelques uns en version finale sur instagram. Ce travail se nomme « petits mondes ». C’est un travail minuscule. C’est pour moi physiquement difficile de concentrer ma créativité sur du très petit format, mais après mon imagination part, comme si le fait de passer par le trou de la serrure décuplait son potentiel …

Dites moi si ça vous plait …. Vous avez même le droit de commenter, sur ce blog !!!

Le film de présentation est ici  : https://youtu.be/Iyc-NxiEUQk