actu artistiques, découvertes d'artiste, voyages en arts

« L’industrie magnifique » in Strasbourg from May 3rd to May 13th

English text at the end

Je suis « un peu » fascinée par les questions liées à l’industrialisation, tant d’un point de vue politique (=comment l’accompagner, pourquoi, quelle pertinence, quelle régulation, quels apprentissages, quels gains sociétaux, etc), que d’un point de vue plastique (les sites, les friches, les sons, les matières, les corps confrontés à cela) …

Je trouve cette idée : d’ENFER.

Il me tarde de voir ce que des artistes en ont fait, ce qu’ils en disent, surtout.

« Magnifique »

Il me tarde. 😊😊😊
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If you come to Europe for culture, just don’t forget that part of it, here, is the industrial revolution.

A major social change, most important in today’s european society (very important in french hospitals, and also in the way we deal with a population growing old), still visible, and its stigmates, too.
A challenge, for the 21st century.

In Strasbourg soon you can see the work of some artists who have been working on industry (local ones). (so maybe : just don’t stop just for alsacian houses of the middle ages, because there has been a very interesting life after too)(😊)

Here is the FB page of this exhibition in different places of Strasbourg : https://www.facebook.com/industriemagnifique/

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Hélène de Beauvoir au Musée Wurth, à Erstein : comme toujours, du beau et de l’intéressant …

Une belle exposition commence pour quelques mois au Musée Wurth d’Erstein.

La proposition qui y est faite est atypique. Nous nous étions habitués aux œuvres de leur collection, qui venaient à Erstein dans un parcours international.

Pour les 10 ans du Musée, une artiste qui a habité à Goxwiller a été choisie. Je l’ai découverte à cette occasion, grâce à une présentation très variée de son oeuvre.

Il s’agit d’Helène de Beauvoir, artiste du XX eme siècle.

J’ai beaucoup aimé son approche des couleurs, douces, sur des thèmes violents. Je me suis même demandé si ces couleurs ne sont pas plus adaptées à ces sujets.

Et je continue de me demander qui a mis des mots de ce type, sur les couleurs (les couleurs « criardes », « violentes », « douces » etc). Parce qu’en fait, je ne suis plus certaine du tout de la correspondance entre les mots, et les émotions ressenties. Bon. Ça parle de violence, en pastel, et c’est juste, visuellement.

Ses compositions sont belles, même sur des thèmes qui me sont éloignés (les paysages, les scènes de récolte). Il y avait aussi une gravure sur de l’altuglas. Des traits, qui dansent dans la lumière ….

Puis le contexte politique et social dans lequel elle évolue, présent en filigranne, dans toute l’oeuvre. Sa sœur, évidemment. Et son engagement pour la cause féministe.

A découvrir, sans hésiter…

 

ateliers, découvertes d'artiste

Où suis-je ? (Find me ! )

L’itinéraire, c’est par ici ! (find your way thanks to google here !)

 

43 rue Kléber, 68 000 COLMAR-FRANCE

06 58 12 17 83

+33658121783 (I am on whatsapp, skype, viber, messenger)

Pour vous donner un ordre d’idée : je suis à 8 min à pieds de la gare, et à 10 min de la Petite Venise. Vous garer en ville n’est en général pas compliqué.

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Just for you to know : Colmar is a village ; I live 10 minutes away by foot from the Little Venice, the railway station, 5 minutes away from the Unterlinden Museum … It is a safe place, at any time.

You’re arriving :

  • by plane : the nearest airport is Mulhouse/Basel. From this airport, you can come to Colmar by train or by bus (cheaper). By car, it is a 40 minute drive. Some people arrive through Zurich, and take a flixbus after. 
  • by train : the railway station is Colmar, and it is 8 minutes away from home, by foot. If you need a taxi, you’ll find some near the railway station. 
  • by car : you’ll need to park it near my home. There is a parking 5 minutes away (that’s Parking Rapp), but you can also let it for free in the street between 7 pm and 9 am (don’t leave valuable in it). I park my car 5 minutes away, for free, and I will show you where it is if needed. 
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Baba de voyages en art …. la vie en dehors de ma chambre d’hôte

Derniers jours à la Documenta 14, sur son site de Kassel : cette semaine j’ai mis les bouts … ma chambre d’hôte est un peu prenante, et un peu de voyage en art, hors Colmar, devenait urgent.

Je le confesse, je suis un ours. Je n’aime pas la dispersion,  quant aux écrans : encore moins. Mais j’ai la chance de faire de nombreuses rencontres, avec des gens qui ont des centres d’intérêt connexes aux miens. L’une de ces personnes, venue à la maison pour le festival de musique classique de juillet continuait son voyage à Kassel, pour la Documenta. Dont je n’avais jamais entendu parler.

Un petit peu loin de Colmar, mais faisable… un besoin d’aérer mes méninges… De faire un « voyage en arts« , un de plus … Une amie, toujours partante… Et tant de reportages sur tous les blogs branchés art et culture, sur Arte, aussi.

Cette manifestation a lieu tous les 5 ans, depuis la deuxième guerre mondiale. Cette année, sa taille était particulièrement importante (160 artistes !), puisqu’elle se déploie dans deux villes européennes : Kassel, en Allemagne, et Athènes. J’aurai beaucoup aimé faire les deux, et pouvoir comparer les regards ; c’est toutefois dense, très dense, en émotions, en langages, en messages … J’avais pourtant visé la fin de cette édition, et laissé défiler le monde durant l’été, avant de venir y glisser mon nez.

La ville est gorgée d’art, quel que soit l’endroit où vous laissez vos yeux se poser : le clocher d’une église, les hauts des bâtiments, les vitrines, les rues, les places bien sur, les jardins, la gare, des entrepôts, les musées et lieux d’expositions, plus attendus, …

Je ne sais pas faire du discours, sur l’art. Et ça ne m’intéresse que très peu, ça tombe bien.

Je crois que j’y ai aimé les gens qui regardent, puis se regardent et se voient, comme si tout à coup ceux qui y étaient, étaient de ceux qui ont des yeux. Dans une société de relations virtuelles, de distance, de ruptures, créer cette capacité au regard, à la reconnaissance de l’altérité et éventuellement à son acceptation, voire pourquoi pas à du plaisir dans le constat de cette altérité est pour moi, éternelle petite souris, le fait marquant mon expérience de la documenta.

J’y ai aimé aussi la connexion à des pratiques primitives, les références aux peuples anciens. Leur sophistication, les thèmes et leur universalité. Leur intemporalité, notamment sur la question de l’exode, et celle de l’invasion. J’ai aimé voir les artistes poursuivre des travaux commencés de longue date, et faire avancer nos regards, les adapter à aujourd’hui. Porter des messages de temps, de patience. De récurrence. De connexion à une dimension spirituelle, quelle qu’elle soit, au-delà des jeux politiques et des questions de pouvoir. De transmission.

J’y ai aimé enfin tous les espaces d’expression se nourrissant de plusieurs disciplines. Cette installation de coques de bateaux, usées, transformées en immenses instruments de musique, forcément . Avec des cordes de piano, en plus ; (et que j’ai haï l’interdiction de jouer, si dissonante par rapport à l’intention initiale…) Une autre, parlant aussi à la part de moi qui s’intéressa aux filières de production de biens sophistiqués, et à celle qui aime la mer et ses bateaux, tant et tant. J’aurai bien volé un lingot de fonte, rouillé, pour continuer le travail à partir de leur forme … de leur texture… de leur couleur.

J’ai aimé ces partitions déclinées, tous azimuts, et leurs graphismes parfaits presque devenus alphabets …

Puis je suis partie retrouver le calme de Colmar, et ceux que j’aime, comme on peut, comme on veut, riche, plus riche encore, de tout cela …

Vive les teutons. les grecs. Et les autres.  🙂 Allez y. C’est jusqu’au 17 et cela justifie de sécher le boulot, les cours, et tout le reste …

 

 

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Pour les jours gris et même ceux qui ne le sont pas, de l’art ….

J’avais envie depuis longtemps de retourner à Bâle, et dans cette région située à une petite heure de route de chez moi. Je suis toujours agréablement surprise par le dynamisme artistique et les propositions qui y sont faites.

J’avais envie de montrer le Schaulager à un copain qui s’intéresse à l’architecture et avec lequel j’ai la chance de partager des discussions intéressantes sur ce point. Il ne connaissait pas non plus Fernet Bianca, ni la fondation Schneider. Une belle journée d’été gris a constitué une formidable occasion de découvrir les œuvres du moment.

Une oeuvre de David Claerbout est visible actuellement au Schaulager. Je trouve que le fait que ce soit une des seules œuvres présentées (mis à part deux installations du niveau inférieur, géniales, qui y sont toujours) est particulièrement cohérent. Je trouve ce bâtiment à la fois sobre et plein de références, tant dans ses couleurs que dans les matériaux qui sont employés. C’est une oeuvre, en soi. L’oeuvre de Claerbout y est projetée en extérieur sur la façade (et elle s’inscrit dans son environnement de manière cohérente, apportant vraiment un nouvel élément de langage, … ). Elle est ensuite projetée sur un écran immense, dans un espace dénudé, sombre. Et sur un plus petit écran. Quant à son contenu, je vous laisse le découvrir. Superbe.

La dernière fois que j’étais allée dans ce lieu il y avait des propositions artistiques très engagées, plurielles. Je n’avais pas pu me concentrer autant sur le lieu. C’était, en tous cas, dans les deux scénarios (« plein comme un oeuf », ou vide comme ??), une expérience enrichissante.

Nous avons poursuivi avec l’espace Fernet Bianca. J’avais très envie de voir les œuvres des artistes du prix Marcel Duchamp (« la terre la plus contraire »), et le travail de Manish Nai. J’ai apprécié le fait que les œuvres soient présentées de manière à me faire revenir sur mes pas, un petit peu comme des indices. Très belles photos de terres, installation d’un rouleau de 30 ans de peinture (touchant et beau), puis…. Manish Nai. Le textile est une matière que je mets en lien directement avec ma peau, et je trouve que les œuvres qui emploient ce matériau ont une résonance particulière. Les œuvres en métal, comme les photographies sont aussi de belles occasions de porter sur le monde un regard nouveau, plein de beauté. Dans ce lieu, avec ces parquets noirs et ces murs blancs … C’est un beau voyage, …

Nous avons « fini » avec la fondation François Schneider. J’adore passer de la ville et sa zone industrielle, à une vieille usine, à une maison de maître en lisière de forêt. Des odeurs, des lumières, des sons différents. Bonheur, juste cela.

Et puis cette sélection.

J’avais déjà beaucoup aimé les précédentes éditions. Ils ont réussi à créer des ambiances totalement différentes selon les lieux, mais suffisamment sécurisantes qu’on puisse se laisser emmener dans des émotions de toutes origines. Une grande quiétude émane de l’ensemble, même si les sujets abordés sont profonds, et tristes, ou angoissants, parfois. J’ai trouvé les œuvres très personnelles, et ai été submergée par la beauté de certaines, même dans le mouvement, surtout dans le mouvement, à chaque instant où mon œil se posait…

Tout cela pour dire que ces jours de triste temps sont parfaits pour une promenade en art, au sud de Colmar par exemple. Je crois que cela m’a coûté 11 euros. Et je me demande si c’est moins cher que la montagne des singes … ou une entrée à foire aux vins.

Très chouette aussi 😉

 

 

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Fête de la musique à Colmar chez miss bABa : les arts, vrai projet politique plein d’espoir

Une nouvelle journée de canicule s’amorce, et j’avais envie de partager avec vous ma soirée d’hier, à Colmar …

Xin Kai est arrivé avant hier. Il vient pour la deuxième fois. Il est Chinois, d’une petite ville dans le sud, à 1700 mètres d’altitude. Il vient à Colmar parce que quand il était petit, le musée Unterlinden aurait envoyé des œuvres dans sa ville, ce qui a motivé le fait qu’il commence l’apprentissage du Français. Il fait aujourd’hui ses études à Lyon, où il entre en Master. Il adore aussi le Petit Prince, et est revenu pour pouvoir aller au Parc éponyme, ce qu’il n’avait pu faire la dernière fois. Il est arrivé avec de nouveaux morceaux de piano, d’un compositeur japonais. Je crois que ce jeune homme, c’est un peu … François Cheng, tout en délicatesse … Il me joue ses morceaux, et agrandit mon territoire des possibles … C’est beau, frais … vous entendrez cela sur mes prochaines vidéos !!

Après Xin Kai il y avait répétition de théâtre, à la CDE, pour un spectacle que nous présentons jeudi et vendredi. Les gens s’ouvrent, à ces moments là, et on découvre des pépites de tous âges. J’aime ensuite marcher dans la rue, chercher leurs regards comme j’apprends à le faire dans ce lieu, uniquement. J’apprends à aimer regarder comment un corps prend de l’énergie, et la transmet, ce que j’apprends, dans ce lieu uniquement. J’aime aussi écouter aux terrasses, dans la rue, la musique des mots, ce que j’apprends, dans ce lieu uniquement.

Puis c’était la fête de la musique, il était déjà tard. Le passage a été très rapide … C’était très bruyant, des hommes en arme, des plots, des voitures en travers des rues … Plutôt que Patrick Sébastien, j’ai pensé que Wagner aurait été plus adapté … Une bagarre dans la rue, des noms d’oiseaux en ute et ope m’ont réveillée dans la nuit. Appel de la police, violence … Calme. Je m’endors. Chaud, fenêtre ouverte …

Puis un violon. J’ouvre mes yeux, c’est encore la nuit. Nuit du solstice, c’est vrai !Fête de la musique !!! Trois notes, quelques coups d’archet, c’est un beau son, les notes sont sûres d’elles. Un concert, sous mes fenêtres ????!!!!! Je me lève, personne dans la rue. Trois personnes, dans l’obscurité. Un coude, qui sort parfois du parvis de l’église du XIV eme siècle, face à moi (celle des cigognes …)… Et voilà Bach, pendant plus d’un quart d’heure, beau, dans le silence de la nuit… Je regarde, savoure, à la fenêtre. Il va poursuivre, je descends.

Il est 4 heures, il parait. Chostakovitch est au programme. C’est Jean, qui joue, derrière le coude. Il joue ainsi depuis qu’il a 4 ans, sans jamais ranger son violon … L’air est doux, la musique, profonde, grave, triste, mélancolique … L’odeur des tilleuls nous entoure …

Et loin, loin de la barbarie, de la violence,

loin de la vulgarité et de la bêtise,

je me suis réveillée

le lendemain,

presque en paix avec les politiques publiques,

le niveau des débats et des analyses,

et avec la force de la conviction que nos meilleures armes sont les arts.

 

découvertes d'artiste, processus créatifs

Découverte : Neal Badache et ses photographies, de passage à la maison …

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Nous avons la chance de vivre un moment, chez moi, avec un photographe qui fait, avec sa compagne Bénédicte, des reportages sur les minorités.

Je voulais partager cela avec vous pour plusieurs raisons.

La première est parce que leur contenu me touche. Il aborde la question des minorités à travers le monde, les cultures, les religions, dans des civilisations urbanisées, ou plus rurales.

La deuxième raison est mon admiration pour la qualité de la démarche qu’ils mettent en oeuvre pour pouvoir prendre de si belles photos de personnes qu’on voit peu dans le monde de l’image. De la patience, des relations lentement construites, pour que tout à coup un appareil photo puisse être sorti, sans modifier le cours des choses : je crois que le fait d’entendre l’envers du décor m’en a fait apprécier la face visible.

J’ai particulièrement aimé son reportage sur Mea Shearim, et tous ces visages d’hommes, d’enfants, de femme. Cette foule…

Celui sur Dhobi Ghat est également très surprenant, avec cette eau, au milieu de la ville; ces formes carrées vue de haut ; ces mélanges de ville et de textile/doux/dur/souple/rigide etc. Et ces couleurs. Et ces visages, graves. Ces corps.

Je vais revoir celui sur les gardiens de Saba demain. Les couleurs, surtout ce rose, m’ont beaucoup plu …. et ces visages !!!!

Bref. « Linked by art » qu’elle dit. Je vous laisse découvrir cette belle pépite …

 

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Série Variations Goldberg

Voici un ensemble de ma série sur les variations Goldberg.

Je le décline en ce moment dans de nouvelles formes, tailles. Je trouve qu’il s’accorde bien avec des pièces plus brutes, moins policées …

Il est en vente à la Fondation Würth en ce moment, pour le Festival de Piano et d’autres pièces seront vendue chez moi en décembre prochain. Et bien sûr, dans ma chambre d’hôte « arty », nous prendrons les petits déjeuners dans cette série, en décembre également … Autant vous dire que mes mains sont bien occupées en ce moment …. Sur fond de piano, bien sûr !

Il est presque aussi beau que de la vaisselle de chez ikea  ( 🙂 ), et il passe même au lave vaisselle !!!!! Cette variation été faite en trempant des compresses de gaze dans une engobe noire, et en les posant sur un fond aquarellé… Il y a un mélange de lisse et de brut, et un jeu, entre la porcelaine et le trait de crayon.

Bref, pas d’ennui en perspective…. un excellent objet du quotidien, connecté à vous même !!

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