actu artistiques, découvertes d'artiste

Pour les jours gris et même ceux qui ne le sont pas, de l’art ….

J’avais envie depuis longtemps de retourner à Bâle, et dans cette région située à une petite heure de route de chez moi. Je suis toujours agréablement surprise par le dynamisme artistique et les propositions qui y sont faites.

J’avais envie de montrer le Schaulager à un copain qui s’intéresse à l’architecture et avec lequel j’ai la chance de partager des discussions intéressantes sur ce point. Il ne connaissait pas non plus Fernet Bianca, ni la fondation Schneider. Une belle journée d’été gris a constitué une formidable occasion de découvrir les œuvres du moment.

Une oeuvre de David Claerbout est visible actuellement au Schaulager. Je trouve que le fait que ce soit une des seules œuvres présentées (mis à part deux installations du niveau inférieur, géniales, qui y sont toujours) est particulièrement cohérent. Je trouve ce bâtiment à la fois sobre et plein de références, tant dans ses couleurs que dans les matériaux qui sont employés. C’est une oeuvre, en soi. L’oeuvre de Claerbout y est projetée en extérieur sur la façade (et elle s’inscrit dans son environnement de manière cohérente, apportant vraiment un nouvel élément de langage, … ). Elle est ensuite projetée sur un écran immense, dans un espace dénudé, sombre. Et sur un plus petit écran. Quant à son contenu, je vous laisse le découvrir. Superbe.

La dernière fois que j’étais allée dans ce lieu il y avait des propositions artistiques très engagées, plurielles. Je n’avais pas pu me concentrer autant sur le lieu. C’était, en tous cas, dans les deux scénarios (« plein comme un oeuf », ou vide comme ??), une expérience enrichissante.

Nous avons poursuivi avec l’espace Fernet Bianca. J’avais très envie de voir les œuvres des artistes du prix Marcel Duchamp (« la terre la plus contraire »), et le travail de Manish Nai. J’ai apprécié le fait que les œuvres soient présentées de manière à me faire revenir sur mes pas, un petit peu comme des indices. Très belles photos de terres, installation d’un rouleau de 30 ans de peinture (touchant et beau), puis…. Manish Nai. Le textile est une matière que je mets en lien directement avec ma peau, et je trouve que les œuvres qui emploient ce matériau ont une résonance particulière. Les œuvres en métal, comme les photographies sont aussi de belles occasions de porter sur le monde un regard nouveau, plein de beauté. Dans ce lieu, avec ces parquets noirs et ces murs blancs … C’est un beau voyage, …

Nous avons « fini » avec la fondation François Schneider. J’adore passer de la ville et sa zone industrielle, à une vieille usine, à une maison de maître en lisière de forêt. Des odeurs, des lumières, des sons différents. Bonheur, juste cela.

Et puis cette sélection.

J’avais déjà beaucoup aimé les précédentes éditions. Ils ont réussi à créer des ambiances totalement différentes selon les lieux, mais suffisamment sécurisantes qu’on puisse se laisser emmener dans des émotions de toutes origines. Une grande quiétude émane de l’ensemble, même si les sujets abordés sont profonds, et tristes, ou angoissants, parfois. J’ai trouvé les œuvres très personnelles, et ai été submergée par la beauté de certaines, même dans le mouvement, surtout dans le mouvement, à chaque instant où mon œil se posait…

Tout cela pour dire que ces jours de triste temps sont parfaits pour une promenade en art, au sud de Colmar par exemple. Je crois que cela m’a coûté 11 euros. Et je me demande si c’est moins cher que la montagne des singes … ou une entrée à foire aux vins.

Très chouette aussi 😉

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *